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 Marzia

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A. Marzia Hanssen
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Messages : 54
Date d'inscription : 01/07/2015

MessageSujet: Marzia   Mer 28 Oct - 12:13

“I am and always will be the optimist. The hoper of far-flung hopes and the dreamer of improbable dreams.”

Premier soupir les yeux ouverts de la journée, je fixais le plafond en me demandant comment ma journée se déroulerait... J'avais un choix à faire. Soit je me levais du pieds gauche et je commencerais mal la journée, soit je prenais sur moi et je me levais du pieds droit.

Ça faisais maintenant plusieurs mois qu'Alois était partie et les jours étaient différents sans Julian et lui dans les parages... Je restais allongée dans mon lit encore un moment, en espérant trouver le courage bientôt. Ce n'est qu'en sentant les pancakes de papa que j'ai quittée mes pensées... Il ne faisait jamais le petit déjeuner, mais depuis la mort de Julian, ça devenait de plus en plus fréquent. Il aidait beaucoup maman à faire son deuil en toute tranquillité.

Je mis donc le pieds hors du lit, attrapait quelques vêtements pour me changer. Tout le monde était déjà à la table et c'était dur d'ignorer la chaise libre.

- Bon matin Marzia, tu as l'air d'avoir bien dormi !

Je souriais à mon grand-frère Fredrik, avant de lui répondre en prenant mes pancakes.

- Oui, ça faisais longtemps.

Je faisais souvent des cauchemars relié à Julian, mais surtout à propos d'Alois... Il m'avait brisé le cœur. Je sais qu'on doit tous passer par là un jour, mais peut-être avait-il était trop brusque pour mon premier heartbreak ? Je commençais à manger en sirotant mon café... Maman parlait de son rêve, ça faisais vachement longtemps qu'on n'avait pas rigolé tous ensemble. Même si j'avais honte de continuer de vivre normalement sans mon frère jumeau, ça me faisais gravement du bien de voir tout le monde sourire pour la première fois en 6 mois.

- Puisque tout le monde a l'air de bonne humeur, ça me semble être le moment idéal pour vous faire une annonce...

Mon père ne parlait que très peu, mais lorsqu'il avait quelque chose à dire c'était souvent très drôle ou très adorable. On le voyait tous comme un homme très sage... Un vieil âme.

- Votre mère et moi on a parlé et je vais accepter l'offre d'emploi à Palo Alto.

Nous étions tous au courant de cette offre d'emploi en tant que chirurgien mais nous étions tout de même tous étonné... Notre famille a grandi et vécu dans cette maison depuis plus de 27 ans. Personne n'a parlé, avant Elias, le plus jeune.

- Ça veut dire qu'on déménage... ?

Un hochement de tête de la part de notre père et je continuais de manger en ne disant rien. J'accepterais le choix de mes parents, j'étais contente que la famille puisse avoir droit à un nouveau départ et peut-être que nous pourrions enfin nous débarrasser de cette chaise de trop... Puis peut-être qu'on ne sera plus regardé de travers à cause de nos yeux et cheveux foncés.

Mais quitter Bergen, veut aussi dire moins de chance de revoir Alois.

“In 900 years of time and space, I’ve never met anyone who wasn’t important”

Est-ce que ça vous ai déjà arrivé de vous senti un peu comme... le mouton noir du troupeau ? Moi oui. J'ai vécu toute mon enfance en tant que petite brunette aux yeux bruns en Norvège, mais j'étais encore plus regardé que les autres parce que j'étais moche, grosse, j'avais de l'acné et des bagues dans la gueule. En bref ? On peut dire que je n'avais pas grand chose pour moi. Il y avait ce garçon par contre... Alois. Le meilleur ami de mon frère... il était différent. Lorsque je passais en coup de vent dans la cuisine, c'était le seul de ses amis à s'adresser à moi pour m'inviter à boire, ou tout simplement me joindre à eux. Les autres se moquaient pas, parce que Julian ne les auraient pas permis mais... ça se voyait dans leur regard que je les répugnais. J'ai toujours décliner l'offre cela dit... mais ce n'était pas moins apprécié pour autant.

J'ai commencée à sortir un peu plus de ma chambre lorsque Julian et Aksel organisait des soirées où Alois était invité. Ils n'ont pas mis bien de temps, avant de comprendre que celui-ci m'intéressait. Parce que ma réaction face aux soirées de Fredrik, Mattheus ou Elias était complètement différente, même maman et papa le savaient. J'étais toujours, sans exception, enfermée dans ma chambre à jouer, lire ou regarder des épisodes. Mais Alois avait ce petit plus qui me donnait envie d'être différente... qui me redonnait un peu confiance en l'humanité.

Mais un soir il n'est pas venu seul. Il est venu avec Everleigh, une jolie fille et populaire... totalement l'opposé de ce que j'étais en soi. Dès que je les ai vu s'embrasser, j'ai senti mon cœur se serrer et j'ai dû me rendre à l'évidence, donner raison à ma famille qui me taquinait depuis des semaines. J'avais craquée pour lui.

Je suis remontée dans ma chambre et je me suis allongée sur mon lit. Quelques minutes plus tard il est entré dans ma chambre.

- Qu'est-ce que tu fous là ? On t'a jamais appris à cogner avant d'entrer ?
- J'ai cru que c'était la salle de bain, j'suis désolé.
- J'comprends que tu m'aies confus pour les chiottes. Aller, sans rancune. Deuxième porte à ta droite.

Il n'a pas bougé, il est resté là... à me fixer.

- Quoi ? J'étais froide, distante. Mais pour ma défense... il venait de me briser le cœur sans s'en rendre compte.

- Julian dit que j'te plais. Je riais nerveusement.
- Julian a tort ! Vraiment ? m'as-t-il interrompu. Il ne m'écoutait pas depuis le début en fait... quelque chose me disait qu'il avait fait exprès pour s'incruster dans mon espace. Me forcer à lui parler...

- Vraiment. Alors tu peux dégager avant d'pisser sur mon parquet s.t.p ce serait bien.

Pas un mot, pas deux, il s'est approché pour poser ses lèvres contre les miennes... C'était mon premier baiser et je n'aurais pas pu l'imaginer mieux. Je prolongeais celui-ci en restant immobile, en ayant plein de pensées plus folle les unes que les autres : est-ce que je me suis brossée les dents ? Comment il trouve ça, avec les bagues ? J'dois embrasser comme une merde... forcément, il a eu pitié de moi. Je reculais la tête et fixai le sol, silencieuse. Alois ne dit rien, recula avant de sortir de la chambre.

Quelques jours plus tard, j'ai reçu un message texte : "Hey, c'est Alois. Ton frère m'a donné ton numéro... Tu voudrais pas sortir ce soir ?" auquel j'ai rapidement répondu "Désolée, j'suis pas fan des amis d'Aksel et Julian." "Ah ? Ce serait que toi et moi. Me dis pas que t'es pas fan de moi aussi ?"

J'ai rougi en voyant le message texte, puis j'ai acceptée. Aksel me dévisagea quelques secondes avant de sourire.

- Oh je vois qu'Alois a été rapide !
- Tais-toi !

Elle m'a aidée à m'habiller, me maquiller, me faire belle pour la soirée et c'est à peu près comme ça que j'ai commencée à voir Alois... et qu'on a commencé à se considérer exclusif.

“We’re all stories, in the end. Just make it a good one, eh?”

Je me rappelle encore du premier pieds que j'ai mis en Amérique du Nord. J'ai souris, pris une grande respiration... je me rappelle de l'air qui était plus chaude, des odeurs, du regard des gens sur nous. À vrai dire... ils étaient moins nombreux. Ici, il y avait des gens comme nous. Des gens qui viennent de partout, des gens de couleur... Tout de suite, notre famille est tombée amoureuse des États-Unis, on sentait bien cette liberté. Les premiers temps ont été dur cependant, notre maison nous manquait... Mais on a tous trouver de nouvelles activités pour tuer le temps.

Les plus vieux commençaient leur nouvelle année à l'université, alors que pour moi c'était bientôt. En attendant, je passais le plus clair de mon temps dehors à marcher... À essayer d'apprivoiser le terrain et m'y attacher. J'ai trouvé la plage près de la maison, là-bas les gens courraient, faisaient du vélo, se baignaient... Et je fondais dans le décor. Je ne me sentais pas "de trop"... Je ne ressentais rien de particulier. C'est à ce moment précis, que j'ai eu envie de changer. Nouveau pays, nouvelle Marzia... Et je voulais oublier Alois par-dessus tout.

Dès le lendemain matin, j'ai enfiler un short et un tee-shirt et j'ai commencé à courir sur la plage : J'ai adorée. La musique à fond les oreilles, le paysage à couper le souffle et la confiance en moi que ça me donnait. J'avais réellement l'impression de faire quelque chose de bien et quelques mois, j'ai perdu du poids. J'avais commencée à manger mieux, à prendre soin de ma peau. J'avais besoin de marquer le coup.

- T'es sure que tu veux te teindre en blonde ? C'est un sacré changement.
- Aksel, j'en ai besoin ! Et puis il faut bien que j'vous rappelle la Norvège non ? Je riais légèrement et elle aussi, avant d'entrer dans le salon de coiffure. En quelques heures, j'étais devenu blonde et je ne me ressemblais plus...

Quelques années plus tard, j'suis devenue la fille que je suis. Évidemment, j'suis toujours en Astrophysique/Astronomie à Stanford,
dans le but de visiter les planètes bien que ce ne sera jamais avec le Doctor... J'ai commencée graduellement à oublier Alois, à me faire des amis et apprécier ma nouvelle vie d'adulte.

 “The universe is big. It’s vast and complicated and ridiculous. And sometimes, very rarely, impossible things just happen and we call them miracles.”

Il se faisait tard, j'allais rentrer chez moi. Je n'avais pas de voiture mais j'aimais prendre le bus. Je quittais donc la bibliothèque en saluant mes collègues du club des sciences et me rendit jusqu'à l'arrêt d'autobus... Où je l'ai vu. Il était là, de l'autre côté de la rue, à marcher tout simplement.

- Alois qu'est-ce que tu fais là ? murmurai-je, en me frottant les yeux. Est-ce que c'était réellement lui ?
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